Notre histoire


En se promenant dans la Ville de Hampstead, on ne peut qu’être impressionné par les résidences au caractère distinctif, les parcs magnifiques et la verdure omniprésente qui en font un havre de tranquillité. Située à seulement quinze minutes du centre-ville de Montréal, au Québec, la Ville a réussi à préserver la vision exclusive qui animait ses fondateurs. L’administration de la Ville ne s’est jamais écartée des normes rigoureuses imposées par ce plan initial. Aujourd’hui encore, le conseil exécutif de la Ville aborde chacun des choix à faire comme une question existentielle, et les décisions sont prises en conséquence.

Les fondateurs de la Ville de Hampstead avaient en tête une collectivité où les résidants seraient épargnés du mélange chaotique de zones résidentielles, commerciales et industrielles. Le secteur - bordant la Ville de Côte Saint-Luc, Notre-Dame-de-Grâce, et la Ville de Montréal - devait donc favoriser la construction de résidences aux caractéristiques individuelles et selon des normes architecturales élevées. Cette vision initiale a servi à préparer un plan qui a été adopté par le conseil provisoire de 1913-1914. Le plan était basé sur un modèle de développement qui avait gagné en popularité vers la fin du XIXe siècle. Ce modèle ou concept était connu sous le nom de « cité-jardin ».

La cité-jardin est un cadre conceptuel visant à aménager une collectivité de banlieue idyllique. Le plan offre aux résidants les avantages de la vie campagnarde, en réservant à chaque famille une maison individuelle entourée de vastes étendues de verdure. S’ils sont intéressés par le jardinage, par exemple, les résidants peuvent cultiver des légumes tout en ayant aussi de l’espace pour un jardin décoratif. Ce mouvement à tendance rurale est apparu en réaction aux secteurs résidentiels surpeuplés et déplaisants qui caractérisaient les villes postindustrielles. Les urbanistes se sont lentement rapprochés des concepts à caractère plus rural, pour créer ce qui allait prendre le nom de cité-jardin.

Les fondateurs de la Ville de Hampstead ont poussé le modèle de cité-jardin un peu plus loin. En effet, un terrain de bonne dimension a été assigné à chaque résidence, offrant l’espace suffisant pour une quantité appréciable d’arbres, d’arbustes et de verdure. Une attention particulière a été portée aux courbes dans les rues de la Ville, par opposition au système courant de rues en quadrillage orthogonal. Les arbres ont aussi fait l’objet d’une planification stratégique. Le design unique adopté par les fondateurs a eu pour effet de décourager la circulation de transit et de rehausser davantage l’apparence de la Ville.

Comme le suggère le nom de la ville de Hampstead, ses premiers urbanistes se sont grandement inspirés des aménagements urbains de la section nord de Londres. En réalité, il y a deux Hampstead à Londres. Le premier, Hampstead proprement dit, encercle le secteur Hampstead Heath. L’autre, Hampstead Garden Suburb, se trouve plus au nord, là où le développement a débuté à l’aube du vingtième siècle. Ces deux quartiers ont eu une influence sur le nom de la Ville de Hampstead, ainsi que sur son aménagement. En fait, certains des noms de rues utilisés par les urbanistes de la Ville, notamment Fleet, Finchley, Kilburn, et Wexford, se retrouvent aussi dans les villes originales.

Le secteur choisi par les fondateurs, en 1914, était une étendue de terrain non bâtie, presque entièrement couverte de forêts. L’accès était limité puisque l’endroit était uniquement desservi par le chemin Queen Mary, qui n’était pas relié au système de transport en commun existant. À cette époque, il n’y avait pas de services publics dans le secteur, ni d’infrastructures comme les égouts, l’aqueduc, l’éclairage, les trottoirs, etc. C’est pourquoi le développement dépendait en grande partie de la disponibilité des fonds et d’une bonne dose d’initiative. Malgré les conditions difficiles, les administrations successives ont adhéré à la réglementation sévère et aux standards établis dès le départ par les fondateurs, afin de préserver le caractère distinct de la Ville. Ces restrictions étaient surtout de nature structurale et portaient principalement sur la valeur des lots, l’architecture domiciliaire, les matériaux de construction, et le contrôle de la qualité. Même durant les périodes de croissance rapide, au moment de la dépression économique, et pendant la guerre, le principe directeur de la Ville n’a jamais été compromis au profit de l’expansion urbaine.